Epona
Son nom contient une allusion au cheval, car en gaulois “epos” signifie “cheval”, et le suffixe “-ona” apposé veut simplement dire “relatif à”. Epona occupait une grande place dans la religion gauloise, et ce parce que le cheval lui-même était primordial dans la vie du Gaulois. À quelques exceptions près, Epona est toujours vêtue et drapée, en présence de chevaux. Mis à part la présence de ces animaux, elle est toujours représentée seule, et elle serait même restée célibataire.
On trouve aussi la déesse :
- Assise sur une jument, parfois accompagnée d’un poulain.
- Portée par un cheval, elle peut avoir valeur de symbole funéraire : sur quelques stèles au moins, elle évoque le voyage de l’âme vers l’outre-tombe (la représentation d’une femme pour symboliser l’âme du défunt est conforme au folklore des religions antiques).
- Entourée d’équidés (qu’elle nourrit parfois). Ce genre de représentations se trouve surtout dans le centre de la Gaule.
- Couchée sur un cheval, à moitié nue (comme à Allerey en Bourgogne).
Ses attributs sont généralement la corne d’abondance ou la patère. Elle est parfois aussi accompagnée d’un chien. Elle tient aussi de temps à autre une écuelle à la main (fonction de gardienne des écuries). Elle est parfois accompagnée, de dieux, de déesses ou de génies locaux (Mars, Hercule, Silvanus…etc).
En tant que jument divine, elle assure le transport des âmes dans l’Autre Monde. Elle exerce des fonctions de guide et d’intercesseur, elle voyage d’un monde à l’autre. Certains la comparent ) la divinité galloise Rhiannon, qui est aussi liée aux chevaux. Elle est porteuse à la fois de mort et de vie, liée au feu, destructeur et triomphateur, et à l’eau, nourricière et fertilisante. Ce qui explique qu’elle a le don de faire jaillir des sources du choc de son sabot. Déesse protectrice des chevaux, des cavaliers, elle est aussi associée à la fertilité. On sait qu’elle était principalement adorée par les soldats et les gens du bas peuple. Epona fut une des rares déesses gauloises à s’intégrer dans le calendrier romain, alors que la tendance était plutôt à la romanisation des dieux gaulois traditionnels. Elle a réussi à garder son identité propre, et même réussi à intégrer le panthéon romain.

epona
Une statuette d’Epona en calcaire a été retrouvée sur le site de la commune de L’Orbrie dans le Sud Vendée (canton de Fontenay le comte). Nous pouvons l’admirer aujourd’hui à l’Historial des Lucs sur Boulogne, où elle est exposée en compagnie d’autres statuettes de déesses mères (matronae) découvertes dans la région.
Voir aussi :
http://www.epona.net/