Publié par : Nat | novembre 21, 2010

Calendrier celtique, roue de l’année et fêtes

D’après le document appelé calendrier de Coligny, l’année celtique comporte douze mois, eux-mêmes divisés chacun en deux quinzaines. L’ajout de deux mois supplémentaires est nécessaire pour le faire coïncider avec le calendrier solaire, à la fin d’une période de 30 ans, période qui correspond à un « siècle » celtique. Les douze mois avec leur durée et leur attribut sont :
- Samonios
(30 jours)
- Dumanios (29 jours)
- Riuros (30 jours)
- Anagantios (29 jours)
- Ogroniv (30 jours)
- Cutios (30 jours)
- Giamonios (29 jours)
- Simivi Sonnios (30 jours)
- Equos (mois du cheval, 30 jours)
- Elembius (29 jours)
- Aedrinnis (30 jours)
- Cantlos (29 jours)
auxquels il faut ajouter les deux mois supplémentaires : Ciallos (entre Cutios et Giamonios, 30 jours) et Quimon (entre Cantlos et Samonios, 30 jours).

Le premier mois de l’année est Samonios (début novembre) et le dernier est Cantlos (vers la fin octobre). L’année celtique est divisée en deux périodes :
- une période sombre et hivernale, de Samonios (début novembre environ) à Cutios (fin avril environ)
- une période claire et estivale, de Giamonios (début mai environ) à Cantlos (fin octobre environ).

Les fêtes

La fête de Samain, Samonios ou Trinoxtion samoni (les Trois nuits de rencontre avec les ancêtres), située approximativement autour du 31 oct/1er novembre marque le début de l’année liturgique celtique. Elle a été christianisé sous la forme de la Toussaint.

Imbolc se déroule vers le 1er février et se retrouve dans une forme christianisé dans la fête de la chandeleur.

Beltaine (ou Beltane) est célébrée aux environs du 1er mai.

Lugnasad est fêtée vers le 1er août. C’est la fête du dieu Lug sous sont aspect royal, en tant que garant de l’abondance, de la fertilité des troupeaux et de la prospérité du royaume.

Les solstices et les équinoxes

Ces fêtes célébraient la nature et la fécondité et rendaient hommage à différents dieux et déesses du panthéon celtique. Dans ce panthéon, la Déesse-Mère tenait une place importante. D’autre part, de nombreux mégalithes occidentaux présentent une orientation liée aux solstices ou aux équinoxes. Ces quatre rendez-vous solaires devaient très probablement  faire l’objet de fêtes particulières, qui venaient s’ajouter aux quatre fêtes précédentes.

- Autour du 21 décembre, solstice d’hiver ou Alban Arthan (la lumière de l’ours)
- Autour du 21 mars,  équinoxe de printemps ou Alban Eilir (la lumière de la terre)
- Autour du 21 juin, solstice d’été ou Alban Hefin (la lumière du rivage, de la côte…)
- Autour du 21 septembre, équinoxe d’automne ou Alban Elfed (lumière de l’eau)

Dans un article du 24 mai 2010 de Ouest-France, les lecteurs pouvaient découvrir qu’une cinquantaine de druides de Bretagne de 6 collèges druidiques se sont rassemblés l’hôtié de Viviane, dans la forêt de Brocéliande. Ce rassemblement a lieu tous les ans à la même époque. Mais, cette année, il « s’est élargi à des collèges des Gaules et un de Belgique », souligne Kleze Dir, grand druide sacerdotal du collège Druvidia et coordonnateur du rassemblement.

Voir article : Les Druides de Bretagne rassemblés à Tréhorenteuc, Ouest France Lundi 24 mai 2010

Publié par : Nat | novembre 21, 2010

Etymologie d’un lieu : Les Lucs-sur-Boulogne

Les Lucs-sur-Boulogne est une commune du Nord Vendée, faisant partie du canton du Poiré-sur-Vie. Elle est née de la réunion des paroisses du Grand Luc et du Petit Luc.La commune a pris le nom de Lucs-sur-Boulogne de façon définitive en 1891. Auparavant, elle était appelée :

Pour la paroisse du Grand Luc :
- Apud Lucum au XIII éme siècle
- Sanctus Petus de Luco au XIV éme siècle
- St Père du Luc au XV éme siècle

Pour la paroisse du Petit Luc :
- De luco et De lucho au XI éme siècle
- Luci castrum ubi inus ecclesia de Luco ou Ecclesia de Luco quoe est in Castro au XIIéme siècle
- Beata Maria de Luco au XIV éme siècle

Étymologie de Luc

Le terme LUC vient étymologiquement de Lucus “bois sacré”. Le sens de ce mot est entre autre attesté dans une source datant de 1219 avec l’appellation “De nemore de Luco” (le bois du Luc), cité par le Cartulaire d’Orbestier. L’adjonction de Boulogne désigne la rivière qui passe par la commune.

Étymologie de Boulogne, pas de boue, ni d’eau bouillonnante !

Longtemps, il a été avancé par des auteurs du XIX éme siècle que le nom de la rivière La Boulogne venait de bul/blo pour “eau bouillonnante” avec suffixe -onia “rivière” ou encore bedonium pour “boue”. Hors aucune de ces hypothèse ne semble aujourd’hui cohérente, notamment pour l’auteur  Jean-Loïc Le Quellec dans son dictionnaire des noms de lieux de Vendée. En effet, les désignations les plus anciennes du noms de la rivière sont Vedonia et Bidonia au VII et VIII éme siècle, rien à voir donc avec bul/bol et encore moins avec Bedonium donc aucune trace n’a été retrouvée et qui semble plutôt venir de l’imagination des auteurs du XIX éme siècle, qui cherchaient à rapprocher son nom du mot bas-poitevin bedoue (boue).

Au contraire la forme la plus ancienne de son nom Vedonia peut selon l’auteur Pierre Gauthier se rapproché d’une divinité gauloise locale Vitu, mais pour Jean-Loïc Le Quellec il serait plus sage d’y voir la racine pré-celtique ved- qui selon les auteurs Dauzat et Rostaing se reconnait aussi dans les noms de Védène (Vedena au XII éme siècle, Vaucluse) ou de Veynes (Vedenetto à la même époque dans les Hautes Alpes), avec une variante du suffixe hydronymique gaulois habituel en -onna. Cette racine pré-celtique*ved est de sens obscur, mais signifie peut-être hauteur. La rivière Vedenia ou La Boulogne aurait été “la haute” ou “la grande” ? Le mystère reste encore entier…

Bibliographie :
- Dictionnaire des noms de lieu de la Vendée – Jean-Loïc Le Quellec (2006)
- Toponymie et peuplement en Bas-Poitou aux époques anciennes – Pierre Gauthier (1985)
- Noms de lieux du Poitou, Vienne, Deux-Sèvre – Pierre Gauthier (1996)


Cette actualité est tirée du site de l’Historial de Vendée et a été publiée en octobre 2010. Un crâne de vache présentant une perforation frontale, découvert en 1981 par Roger Joussaume  (CNRS) dans l’un des fossés du site de Champ Durand (Nieul-sur-l’Autise, Marais Poitevin) et appartenant aux collections de l’historial, a intrigué le Dr Alain FROMENT, directeur des collections anthropologiques du Musée de l’Homme à Paris. Cette perforation lui rappelait les trépanations humaines conservées dans ses collections. Après scann et analyse, cette trépanation s’est révélée  similaire à à celles des crânes humains. Il  pourrait s’agir alors d’une des premières formes d’expérimentation ou d’entrainement à un geste chirurgical, avant sa pratique sur l’homme. Les pratiques chirurgicales sont attestées à partir du Mésolithique, avec des amputations et des trépanations très risquées, parfois cicatrisées.

Source :
Une découverte exceptionnelle pour les collections archéologiques de l’Historial – octobre 2010, actualités du site Internet de l’historial de Vendée
- Un crâne animal peut-être témoin de la plus ancienne expérimentation chirurgicale – dépêche AFP – 29 octobre 2010

Comme nous avons pu le voir dans le billet consacré à l’étymologie et l’origine du nom de Vendée, il vient du celtique (gaulois) UINDo (wind uind vind), qui signifie blanc. La Vendée est donc « la Blanche ». Ce nom était donné à une rivière. Hors, chez les celtes, les rivières et sources sont fréquemment sous la protection d’une déesse.Pensez à Sequana, déesse de la Seine, Acionna source divinisée (fontaine de l’Etuvée, à Fleury, près d’Orléans (Loiret)), Diiona rivière divinisée (Gard), Perta déesse locale probablement source divinisée (Gard), Ritona rivière divinisée (le Rieu, Gard, – Nièvre), Segeta source thermale divinisée (Moingt, Loire), Stanna probablement source divinisée et une déesse associée au dieu Telo (Dordogne) … etc

Aisni, il a été trouvé en Charentes département proche de la Vendée des inscriptions à Damona. C’est une  déesse des sources et des rivières, fréquemment associé au dieu Borvo, parfois à Moritasgus, Bormo, Albius voir Appollon. Son nom signifie “grande vache” , elle est à rapprocher de Boand ou Bo Uinda (la vache blanche) la déesse de la prospérité, des Tuatha Dé Danann, dans la mythologie celtique irlandaise. Boand (ou Boann, Bo Uinda) est un des aspects de la grande divinité féminine des Celtes. Son nom signifie « Vache Blanche ». Elle est associé à La Boyne (ou Boinn), fleuve irlandais dont le nom vient directement de celui de la déesse.

Hors, justement le nom de la rivière la Vendée dérive de Uinda, la blanche. Cette rivière aurait elle était associée à une déesse qualifiée de blanche  (dame blanche, vache blanche…) ?

Site internet :
- Encyclopédie de l’Arbre celtique sur les mots de la langue gauloise : www.arbre-celtique.com
- Le mot gaulois *vindesia, dérivé d’un gaulois *vindo- (blanc) désignait un petit poisson blanc. La couleur des écailles de ce poisson aurait donc été à l’origine de son nom. Le mot est resté dans la langue française avec la vandoise (voir ce mot).
-vindo- / vindos : (blanc / heureux) : Terme gaulois désignant la couleur blanche. Terme très fréquent dans les noms de personne, de lieux, de rivières, etc… Le blanc est la couleur réservée aux druides dans la société celtique.

Publié par : Nat | novembre 20, 2010

A Aubigny, traces d’une résidence gallo-romaine

En 2009, les fouilles préventives effectuées sur zone d’aménagement concerté (Zac) de la Bell’Etoile à Aubigny révèle  la présence d’une une résidence vraisemblablement occupée de 100 avant Jésus-Christ au premier siècle de notre ère. Selon les archéologues, ces fouilles permettent d’observer la transition entre la période gauloise et l’époque gallo-romaine, ce qui est rare sur le même site. D’après le spécialiste de l’Inrap, le passage du « tout en bois » aux constructions maçonnées est flagrant sur ce site dont seules les fondations sont en dur. Les trouvailles ont été faites sur un périmètre de 1,5 ha. Le site apparait vraisemblablement comme isolé et ces propriétaires devaient être de riches , comme en témoigne le grand nombre d’amphores retrouvées sur les lieux, preuve d’une importation de vin.

Voir article Ouest-France :
- Les fouilles achevées, ils auront leur maison (27/08/2010)

Publié par : Nat | août 31, 2008

Un menhir recolé et relevé à Avrillé…

Samedi 30 août 2008, vous pouviez lire dans le Ouest-France de Vendée un article au sujet d’Avrillé et ses menhirs. En effet,  un menhir de grès a été recollé et relevé dans le Bois de Fourgon. La pierre avait été retrouvée lors de fouilles, entre 1994 et 1998. Mais, elle était en quatre morceaux.

Il a donc fallu la restaurer avant de la relever. Une grue de l’entreprise yonnaise Duranteau Levage l’a ensuite positionné, le plus verticalement possible, dans sa fosse originelle. Une dizaine de bénévoles du GVSPA (groupement vendéen de sauvegarde du patrimoine archéologique) ont ensuite pris le relais. Ils ont calé le menhir avec des pierres et de l’arène, un mélange de terre et de petits morceaux de roches. Il est aujourd’hui dans le bois, entouré de trois autres « gros cailloux » de 36, 18 et 6 tonnes. Un dernier menhir sera relevé dans les semaines à venir.

Voir l’article de : Géraldine BLANDIN
Ouest-France du 30 août 2008
Titre : A Avrillé, un nouveau menhir s’est levé

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